Archive for December 2007

Dec192007

Dix heures, la fermeture est sonnée et encore une ligne de gens…

La prochaine fois que vous irez dans un magasin, essayez de venir payer avant que l’on vous annonce sa fermeture. Pas après.

La caissière doit faire sa caisse après sa ligne de client. Sa journée ne s’arrête donc pas dès que le dernier client est parti. Et quand sa caisse ne balance pas, laissez-moi vous dire que les quinze minutes de plus derrière son comptoir font toute une différence sur son humeur et l’allure de sa fin de journée…ce qui fait qu’elle se fait chialer par ses “boss” parce que les papiers et les chiffres ne sont pas en ordre.

J’en sais quelque chose! ;)

Dec182007

Le chat qui en faisait voir de toutes les couleurs à sa maîtresse

Ils avaient décidé de l’appeler Garouk. C’était un petit mâle, un petit chaton donné par les voisins d’en bas en même temps qu’une jolie petite chatte qu’ils nommèrent Athéna. Cette dernière, bien que femelle, semblait prendre un malin plaisir à dominer son compagnon. Elle se battait à qui mieux mieux, souvent, n’arrêtant que lorsque Garouk lui tenait tête ou lorsqu’il criait grâce. On aurait pu croire qu’Athéna était le démon des deux félins. Hélas…

Voyant leur chat adoptait quelques attitudes de chatte, ses maîtres se questionnèrent à plusieurs reprises sur son véritable sexe. Ils l’examinèrent même, hésitèrent tellement qu’ils en vinrent à la conclusion que Garouk était peut-être bien une fille après tout. Ils demandèrent conseil à certaines personnes qui s’empressèrent de les détromper. C’était un garçon, pourquoi doutaient-ils?

Puis vinrent les premières chaleurs de Garouk qui rappelèrent étonnamment celles d’une chatte. Là encore, on les rassura… Peut-être que le chat était gay, tout simplement! De toutes façons, ils seraient rapidement fixés, la stérilisation des deux félins aurait lieu la même semaine.

Dans la clinique, le diagnostic fut formel : vous avez une fille!

Sa maîtresse, qui tremblait de peur à l’idée de laisser ses chatons, fut secouée de rire. Garouk, une fille! Bien sûr que c’était le cas! Son amoureux rit aussi, troublé, mais quand même heureux de cette révélation. Le chaton avait bien caché son jeu, avait séduit bien des gens pour être considéré comme un mâle.

Nous aurions pu croire que c’était la fin des aventures de ce chat excentrique…hélas non. Encore. Aux lendemains de l’opération, ce chaton se retrouva sans suture, la plaie un peu ouverte, effrayant sa maîtresse qui s’effondra en larmes avant d’appeler son beau-papa, le vétérinaire, puis à nouveau la belle-famille. Le chat allait devoir retourner en enfer : à la clinique, pour un examen post-opératoire. Son amoureux reçut la nouvelle avec une légère inquiétude.

Demain, Garouk et moi serons fixées sur son état. En attendant, je tremble de peur. Mais j’ai confiance. Garouk est une guerrière. C’est pour cette raison qu’elle porte son nom. Elle ira bien. Mieux. Et son Noël sera merveilleux.

Garouk la minoune s’en est très bien sortie malgré sa manie de tirer ses sutures.  Elle doit maintenant porter un abat-jour afin de ne plus lécher ses plaies!  Athéna subit le même sort…solidarité féline oblige! :P

Dec102007

Et voilà des photos!

Mon amoureux et moi sommes des adeptes de la photographie. Surtout quand il s’agit de prendre des moments mémorables. J’ai sélectionné quelques clichés que j’aime bien (pris ou non par moi) et les ai mis dans une galerie picasa… Trouvez le lien en cliquant à droite sur le lien photo.

Ou si vous êtes paresseux, ici!

Les photos qu’Éric a choisie sont plus belles car il en a de plus anciennes ; quand nous pensions à apporter l’appareil pour immortaliser nos sorties d’amoureux.

Dec42007

Le déneigement

Les soirs de tempête, à Québec, les lumières jaunes clignotent un peu partout. La première fois qu’on les voit, diverses idées nous viennent en tête. Une invasion d’ours polaire? La fin du monde? Un avertissement pour les piétons imprudents? Routes incirculables*? Que nenni! C’est un signal simple avertissant les automobilistes et les gens imprudents que la rue sera sûrement (ou devrait être, en ce moment-même), l’objet d’un déneigement intensif. Et croyez-moi, à Québec, ils n’y vont pas avec le dos de la cuiller! Vers les onze heures du soir, parfois moins, parfois plus, des bips incessants se font entendre : la parade des camions commence. Comprenez-moi! J’habitais dans une petite région où un camion suffisait au déneigement d’une artère ou même parfois pas du tout. C’est-à-dire que souvent, on laissait aux citoyens le loisir de déneiger à la pelle ou de ne simplement pas sortir.

Je disais donc qu’à Québec, chaque soir de tempête, j’entends une cinquantaine de camion de déneigement aller et venir, reculer et avancer. Parce qu’ils ne se contentent absolument pas d’une fois, croyez-moi! Mon amoureux dira que j’exagère. Je vous dis que je ne mens pas!

- Il y a vingt camions chéri… Je les ai entendus.

- On dirait, hein?

- Nenon, c’est un fait. Il y avait au moins quarante camions!

- Tu avais dit vingt…

- Ah? Mais c’est vrai qu’ils font du bruit, hein? Cinquante camions de suite, je trouve ça intense! À Québec on ne fait rien comme ailleurs!

- …

Comme d’habitude, il m’a souri en disant que j’étais cute. Je sais bien ce qu’il pense : elle exagère. Mais non, c’est la vérité. À Québec, dans ma rue, il y a bel et bien cinquante camions qui la traversent pour enlever la neige fraichement tombée toute la journée. La preuve, c’est que je les entends, la nuit, quand je veux dormir.