Archive for August 2008

Aug292008

La première sortie d’un ange (2)

En classe, on m’assigna un professeur.

Ce qu’il me dit fut très simple :

- Les anges naissent avec le désir intrinsèque d’aider les autres.  Ils aiment aider et en échange, ils sont aimés.  En contrepartie, l’ange ne ressent aucun sentiment négatif.  Pour cette raison, l’ange qui vient de naître a le choix, à la fin de son cursus, de renoncer à sa nature et de devenir un être humain.

- Pourquoi un être humain, lui demandai-je simplement?

- Les anges ont la possibilité de prendre la forme de tous les êtres vivants, à l’exception de l’être humain.  Un ange-chien n’est donc pas impossible, m’expliqua patiemment mon maître.  La différence entre l’humain et l’ange est très mince, mais elle est fondamentale.  Les humains ressentent les émotions négatives de manière particulière.  L’ange ne ressentira jamais le mal, parce qu’il ne fait pas partie de lui.  Cependant, il sera attiré par lui…  C’est pour cette raison que cette possibilité est donnée aux nôtres.  Mieux vaut connaître la dualité humain que de déchoir.

- Je comprends.

Je ne compris pas l’importance de ces mots, à ce moment-là.  Je ne connaissais pas l’humain.  J’étais à peine un ange qui venait de naître.  Mes premiers pas, le premier mouvement de mes mains, de mes pieds, de mes ailes…  Tout était nouveau, mais je ne le ressentais pas tout à fait.  Mon premier devoir était simple.  Du moins, je le pensais.

- Tu dois aider les humains.

- D’accord!

Sans me donner davantage d’instructions, sans me prévenir de ce que sont les humains, de ce qu’est la planète terre, on m’envoya sur terre.  L’atterissage fut violent.  Je ne maîtrisais pas le vol.  Mes ailes étaient encore douces et faibles.  Pour la première fois, je connus la noirceur.

***

- Qu’elle est jolie!

J’ouvris les yeux avec difficulté.

- C’est une femelle, n’est-ce pas?

Des yeux bruns me fixaient avec intérêt.

- C’en est une.  Des gens l’ont trouvé sur le sol, blessée.  Nous croyons qu’elle appartenait à des humains auparavant, car elle n’a aucun problème de santé ni aucun parasite.  Pour cette raison, nous voulons la donner à une personne qui prendra soin d’elle…

Je restais immobile, me demandant ce qui m’arrivait.  Est-ce que les humains me voyaient telle que j’étais?  Ou bien est-ce que?…  Je me rendis compte que j’étais beaucoup plus petite qu’au pays des anges.  J’étendis les bras, perplexe, me rendant compte qu’ils n’étaient plus des bras.  J’avais des ailes à la place des bras et aucune paire d’aile dans le dos.  Qu’est-ce que j’étais?..

Je fouillai dans ma mémoire, à la recherche des créatures terrestres que je connaissais, mais avant même que je ne retrouve les informations dont j’avais besoin, le garçon dit doucement :

- Quelle belle petite colombe, tu es…

Il avait un air doux qui me séduit, et, sans que je ne m’en rende compte, je lui répondis en roucoulant qu’il était beau lui aussi.  Un sourire illumina son visage.

- Elle me répond en plus!  Quelle belle voix elle a!  Je la prends, je la veux!

- D’accord monsieur.  Vous savez comment vous occuper des colombes, au moins?

- Bien sûr, répondit le garçon dont les yeux s’assombrissaient, j’en ai élevé, autrefois…

Il tendit son doigt et avec sa voix d’humain, il m’appela :

- Lala, lala…

Sans que je ne comprenne bien pourquoi j’obéissais à sa voix, je me posai sur sa main.  Je sentis ses doigts me caresser et la lumière changée d’angle.  Nous sortîmes ensemble, lui le coeur un peu lourd, et moi le coeur léger, heureuse de pouvoir, enfin, pouvoir aider les habitants de la planète qui attirait tous les anges : la terre.

à suivre

Aug262008

La naissance d’un ange. (1)

Je suis venue au monde dans un oeuf.  Je ne sais pas qui sont mes parents.  D’ailleurs, avant de les connaître, je ne savais pas ce qu’était un parent.  Les humains sont chanceux.  Ils reçoivent tant de choses à leur naissance.  Moi, personne ne m’attendait.  Je n’ai vu aucun sourire quand mes ailes se sont déployées.  Je suis sortie de mon cocon de soie tout doucement, sans le briser.  J’ai appris plus tard qu’il servait à tous les miens, qu’il existait depuis la nuit des temps.  Ils m’ont dit que nous naissions tous ainsi, en sortant de cet oeuf.  Ils m’ont aussi annoncé que j’étais un ange.  Ils m’ont souri, enfin, après m’avoir expliqué tant d’autres choses.

- Bienvenue, La.

J’ai baissé la tête.  Ils ont pris ma main.  Ça faisait exactement une année que j’étais née.  Les miens grandissent différemment.  Je l’appris plus tard, ça aussi.  Beaucoup plus tard.  Puis ils m’ont mené dans une école.  Une école où j’étais seule, où tous avaient toujours été seuls.  Là-bas, les anges apprenaient tout.  C’est à ce moment-là, je pense, que tout a commencé…

Aug202008

On comprend qu’on est vieux quand…

faire des manège nous donnent mal au coeur!

(expérience d’Expo-Québec)

:)

Aug202008

L’anxiété chronique

J’ai arrêté de tout remettre en question, un jour.

J’ai arrêté de croire aux fées, aussi.

J’ai regardé le monde avec indifférence.

Cependant, ce n’était pas l’indifférence de ceux qui lui veulent du mal, mais une indifférence tranquille, qui me rendait moins nerveuse.  Moins triste.  Moins déprimée.

J’ai cessé, un jour, de penser que le poids de l’univers reposait sur mes épaules.

J’ai aussi abandonné l’idée d’avoir l’air parfaite.

Je me suis drapé de la tranquillité.

Le voile transparent me convenait mieux que la toile de laine tissée de doutes et de peurs.

Le fait qu’il soit transparent me laisse la possibilité de voir tout ce qui doit être vu.  De ne pas me cacher a la réalité.

Il atténue seulement les conséquences que ces visions ont sur moi.

J’ai longtemps cru que c’était les antidépresseurs qui me faisaient cet effet, qui me donnaient le pouvoir d’être si détachée.  Pourtant, avec l’expérience, je sais que ce n’est pas le cas.  Les pilules ne sont pas magiques.  Elles sont, tout au plus, le point de départ de tous les changements faits a ma vie.  En fait, ce qui me rend si bien, c’est le bonheur.  Je ne me pose plus autant de questions qu’avant.  J’ai répondu a ma plus grande angoisse…et elle a fait disaparaitre toutes les autres.

Au fait, j’ai encore peur.  Souvent.  Je peux être triste et fâchée aussi.  Mais si vous saviez comme j’ai changée…   Parce que oui, c’est possible d’être plus fort que les “maladies” qu’on nous donnent et qui nous prennent a la gorge.

Aug172008

La salle de bain.

- Ah non, pas encore!

Mon démon diabolique, je te dis Émilie!

C’est lui, c’est lui qui fait tout ce que je fais de mal, je te jure.  Ne m’enferme pas dans la toilette, s’il te-plait!

- Et hop, dans la salle de bain! elle dit sans se soucier de ce que je lui raconte.  Tu n’avais qu’a ne pas être tannante, Garouk la tannante!

Ouain…

Dans le fond, ça ne me dérange pas tellement d’être enfermée.  C’est juste que ça me donne envie quand je ne vois plus ma litière.  Et puis ça me donne faim de ne plus voir mon plat de nourriture.  Alors je miaule un peu.  Pas trop parce que sinon je pourrais me faire enfermer ailleurs, peut-être.  Dehors, qui sait?  Et je n’aime pas aller dehors la nuit.  Il y a la chatte tannante qui me fait TTCCCHHH avec des gros yeux et ça me fait peur.  Même si Émilie et Éric disent que c’est ma mamant.  Moi, quand je la vois, j’ai envie de grogner.  Elle le fait juste avant moi, c’est tout…

Bon…

Dans la salle de bain, c’est ennuyeux.  Je vais miauler fort finalement.  J’ai faim.  J’ai soif.

J’entends Athéna accourir pas si loin… Ma grande soeur n’est pas enfermée car elle est tranquille, vous voyez.  Sauf que dès qu’elle sait que je ne vais pas bien, elle accourt.  Et elle miaule elle aussi.  Je l’entends se diriger vers la chambre d’Émilie et Éric qui dorment.

Puis j’entends une porte.  Je m’approche de la mienne.  La poignée tourne.

J’aperçois Athéna me sauter dessus, puis la porte refermer.

- Salut!  Sourit ma soeur.

La porte se rouvre.  Les plats de nourriture et d’eau sont lancés ici et la.  J’essaie de me faufiler, mais Émilie me rattrape.  Et la porte se referme.  Pour la nuit.

- Zut!  Athéna…  Je t’avais demandé de les appeler pour qu’ils m’ouvrent, pas pour qu’ils t’enferment!

Bon, c’est pas grave, je pense.  La prochaine fois, peut-être qu’ils comprendront…  En attendant, je saute sur Athéna et on commence la bataille épique qui se terminera a l’aube, juste avant le lever d’Émilie et Éric…  Et la, quand ils viendront nous chercher, on aura l’air d’anges félins en train de dormir.  Ils nous prendront en pitié…  et ne nous enfermerons pas dès le début de la nuit.

Aug172008

Une journée séparés

Elle Le voit chaque fois.

Chaque fois a cette heure-la exactement.

Aujourd’hui c’est différent.

Aujourd’hui ils avaient besoin d’Elle.

Alors Elle s’ennuie.

De Lui.

De Son regard.

De Son sourire.

De Ses bras.

De Son odeur.

De tout ce qui est Lui.

Pour écouter sa voix, Elle fait tout.

Et par miracle, Il est la…

Sa voix la rassure.

Ses mains serrent l’appareil comme si c’était Lui.

Elle a envie de pleurer et de sourire en même temps.

Au lieu de cela, elle lui parle tout doucement et quand elle raccroche, des sanglots s’accrochent a son coeur.

Elle aurait dû lui dire…

Non.  Il le sait.  Il sait toujours tout.  Il est heureux.

Et Elle sera heureuse aussi.

Jusqu’a cette heure-la.  Cette heure-la qui Les verra réunis jusqu’a demain.

Et jusqu’a tous les autres jours du monde et de l’éternité.

Aug142008

Chanceuse dans ma malchance?

Je suis allée chez l’optométriste récemment, car mes lunettes sont un peu…maganée.

Il y a deux jours on m’appelle pour me dire que mes lunettes sont prêtes.  Pas le temps d’aller les chercher…je travaille jusqu’a 5h30.

Aujourd’hui, mes lunettes perdent un verre.  RIP.  En plein travail en plus!  Heureusement que le verre tient plus ou moins.

Donc je vais aller chercher mes lunettes aujourd’hui!  Parce que le centre d’achat est ouvert jusqu’a neuf heures ce soir lol.  Heureusement! :p

Aug52008

L’ecriture

Mon coeur pleure parfois sans raison.

Ou du moins, il me laisse apparaitre tardivement la raison…

Et c’est a ce moment-la que je comprends a quel point ils sont importants.

Je n’ai aucune nostalgie.  Je n’ai aucun regret non plus.

Pourtant, quand je ferme les yeux, je les vois.

Ils m’ont fait devenir ce que je suis.

J’ai toujours voulu ecrire sur le bonheur, sur la beaute du monde.

Mais c’est tellement difficile…  Les mots ne peuvent pas decrire la beaute aussi bien que la laideur.

Peut-etre qu’un jour je parviendrai a exprimer ce que mon coeur voulait dire…  ou peut-etre que non.

Je l’ai dit, dernierement a des gens de mon entourage :

Entre ecrire et etre heureuse, je prefere etre heureuse.  Et vivre.

Aug52008

Nouvel emploi.

Pardonnez le fait que je n’utilise pas l’accent aigue ou grave : mon clavier me les cache et je ne peux les trouver…le clavier au travail, on s’entend!

Alors oui, j’ai un nouveau travail.

Testeur de jeux video.  Bon.  J’aime plus, beaucoup plus que de travailler avec le public, que de travailler au Renaud-bray.  Je m’ennuie de quelques-uns de mes amis du Renaud-Bray, mais en general, l’ambiance ici est meilleure, plus legere.  Et puis, meme si les jeux sur lesquels je travaille ne sont pas ceux auxquels je joue habituellement (en fait, c’est tant mieux!), je m’amuse bien.  Je me sens tout aussi utile, plus respectee en tout cas.  C’est une experience que j’aime, je peux l’avouer.  Je ne sais pas si je persisterai toujours dans cette voie, dans cet endroit, mais tant que je m’amuserai, tant qu’ils voudront de moi…je crois que je continuerai d’y travailler.  D’y jouer.  Etant donne que je dois garder le silence sur les projets de l’entreprise pour laquelle je travaille, je n’en parlerai pas davantage.  Mais bon…j’aime beaucoup mon “metier” de testeur de jeux video!